Activer vos programmes avec une image-interface

Macaron-blanc-3Réfléchir, philosopher et méditer ont des effets bénéfiques sur notre structure mentale, surtout quand ces exercices de concentration ont pour but d’essayer de comprendre les fondements de nos valeurs morales ou de valider nos croyances. Même si nous pouvons facilement dire qu’il existe autant de formes de réflexion sur la condition humaine qu’il y a d’individus sur terre, on retrouve partout les mêmes programmes mentaux transférés en images (archétypes, pictogrammes) associés à nos habitudes de vie, notre organisation sociale comme notre créativité. Le milieu familial, les institutions d’enseignement et les milieux professionnels véhiculent une façon de penser qui influencent non seulement la qualité de notre participation à la société, mais nous donne aussi l’occasion de raffiner la perception que nous avons de nous-mêmes à l’intérieur d’un environnement social également traduit en images (blasons, logos, talisman, etc.). Enracinée dans de multiples courants sociaux, qu’ils soient religieux, militaires, politiques ou philosophiques, notre capacité à réfléchir sur notre condition humaine est directement liée à l’exercice mental de transférer notre intelligence relationnelle en images-programmes, des images pouvant servir d’aide-mémoire visuel pour notre développement.

Comme nous essayons de garder la trace de ces multiples balises psychiques, nous utilisons des images-programmes afin d’intégrer plus facilement les idées et les principes qu’ils véhiculent. Par exemple, les drapeaux qui classent les pays en un nombre fini de couleurs et de formes, les numéros de téléphone à quelques chiffres des services d’urgence et les formes géométriques de la signalisation routière schématisent l’information au moyen d’images qui représentent symboliquement plusieurs de nos programmes de pensée reliés à l’identité culturelle, à l’urgence et aux codes de sécurité routière. Cette démarche intelligente, associée à la mémorisation de ces images-programmes, nous amène à comparer, évaluer et classer quotidiennement notre bagage symbolique. Toutes nos images mentales peuvent être associées à des images capables de réactiver notre mémoire et de dynamiser nos réflexions sur un sujet ou sur une situation particulière.

Si, par convention sociale, nous n’avons accepté que trois couleurs le vert, le rouge et le jaune, pour représenter symboliquement trois actions essentielles sur la route, continuer, arrêter, ralentir, et que ces mêmes trois couleurs transférées sur un terminal numérique servent à effectuer des achats en ligne (vert= accepter, rouge = refuser et jaune = corriger), c’est que nous pouvons utiliser les mêmes représentations symboliques pour des actions semblables. Dans ce cas, les trois couleurs de la route suscitent des actions et des comportements humains spécifiques, ce qui en fait une sorte « d’image-programme». Les correspondances colorées qui en transfèrent le sens sont comme des aide-mémoire, des codes simplifiés pour donner accès aux bases de données sur l’autoroute de l’information.

Activez vos multiples programmes de pensée grâce à une interface de jeu

L’interface du jeu 55 ICÔNES permet de schématiser en images de multiples « programmes de pensée ». L’interface représente une base de données capable de classer des informations qui semblent contraires pour les organiser en blocs d’informations complémentaires. L’image-programme transfère en sa plus simple expression graphique la notion d’équilibre chromatique entre les couleurs opposées, et ce, sur le même plan. L’objectif est de se remémorer l’importance d’une valeur complémentaire à l’information, qu’elle soit du domaine de la perception visuelle ou de la conception symbolique.

Par exemple, à l’opposé de la guerre, il y a le concept de paix, schématisé par la couleur blanche. La couleur noire est symboliquement son contraire. Dans l’interface, les deux informations prendront place l’une à côté de l’autre. La couleur blanche sera en diagonale ou juxtaposée à la couleur noire. Le fait de replacer les couleurs opposées dans un bloc de couleurs complémentaires suggère à l’utilisateur du programme de réunir, de regrouper et de réorganiser les multiples contradictions de nos programmes mentaux en des blocs d’informations complémentaires.

Le fait de concentrer son regard sur un ensemble où il y a plusieurs variations de complémentarité colorée amène une complémentarité conceptuelle ou symbolique et induit chez l’utilisateur de l’interface une nouvelle logique de positionnement de l’information, voire un modèle imagé pour intégrer plus facilement ce qui semble ne pas faire partie de son système de pensée.

Une image-programme peut restructurer les polarités et les transformer en valeurs complémentaires afin de provoquer un développement à un autre niveau.

article_Mars_1L’interface colorée article_Mars_4

L’interface symbolique

Les deux interfaces du jeu 55 ICÔNES ont la forme d’un carré dans un cercle. Ce symbole plusieurs fois millénaire représente deux notions importantes : la stabilité spatiale, le positionnement de l’information dans un espace « fermé » (le carré), et le mouvement cyclique associé au développement de cette information dans un système ouvert (le cercle). La symbolique du carré dans le cercle signifie que le développement et l’intégration de l’information possèdent inévitablement un point de départ (une origine) et un point d’arrivée (une stabilité associative). Autrement dit, les carrés de couleurs pourraient représenter l’espace où l’on positionne l’information afin de leur donner une origine dans le système, un port d’attache, tandis que le cercle suggère que les informations pourraient se transformer, bouger et changer leur position initiale et devenir complémentaire à d’autres blocs colorés et par conséquent à d’autres informations. L’interface colorée produit un nouveau programme pouvant servir de modèle à notre mémoire visuelle pour considérer l’information comme complémentaire et en relation directe avec ce qui lui donne une limite conceptuelle.

C’est l’utilisateur de cette image-programme qui génère l’impulsion, qui donne le sens et qui active le processus de réorganisation de l’information. L’image, ses couleurs et sa forme ne servent qu’à réduire la complexité de l’information à une représentation symbolique faisant office de cadre mnémotechnique. Il faut activer nos représentations symboliques pour qu’elles deviennent des  programmes vivants, pour faire renaître les programmes mentaux qui y sont associées dans un espace de développement à caractère complémentaire. L’utilisateur doit dépasser ce qu’il voit ou perçoit comme étant opposé pour remettre les composantes qui lui semblent séparées et isolées dans un ensemble où la stabilité spatiale n’est plus la finalité. Le développement de l’information doit être directement lié aux mouvements et aux rythmes que peuvent générer des composantes complémentaires à légal des pistons d’un moteur d’automobile qui représentent un rythmes pour mettre en marche le véhicule.

L’effort intellectuel, psychique et psychologique de  jouer  avec nos programmes mentaux au moyen d’images complémentaires vise à diminuer, sinon à transformer la polarité conceptuelle qui leur est habituellement assignée. Cette polarité nous empêche trop souvent de faire évoluer l’information dans de nouvelles dimensions.

Regarder l’interface du jeu 55 ICÔNES, c’est commencer une réflexion sur sa façon d’organiser et de structurer les programmes de pensée en blocs d’informations complémentaires.

Référence :

michel_delage

 

 

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Communiquer par l’image

D’histoire en histoire, tout le monde enrichit son imagination

13-46-13Tout le monde aime raconter des histoires, surtout celles qui sont en lien avec nos nombreuses expériences de vie. Tout le monde peut améliorer sa façon de se raconter dans le simple fait de créer des images mentales associées à ses souvenirs ou à sa vision de la réalité. L’important, pour le conteur comme pour son public, est de visualiser l’histoire racontée en utilisant des images mentales qui deviendront les courroies de transmission du message, de l’idée ou de la réflexion à partager. Les images mentales utilisées par le conteur facilitent la mémorisation des propos et créent une longueur d’onde commune entre tous ceux et celles qui veulent utiliser leur imaginaire pour communiquer. C’est encore plus vrai quand il s’agit d’histoires racontées où la dimension psychologique prend une place prépondérante à travers des exercices de connaissance de soi. Si le conteur utilise au départ des représentations symboliques d’un jeu préalablement calibré pour provoquer différents types d’images mentales, il sera encore plus facile pour tous les intervenants impliqués de découvrir les patterns et les constantes associés à l’histoire racontée. Continuer la lecture de « Communiquer par l’image »

Les archétypes : Une interface de transfert pour notre équilibre psychique

32 les archétypesRéflexions sur les archétypes avec des citations de WIKIPÉDIA

  1. Une tradition philosophique définissant des principes constitutifs
  2. Une preuve de l’existence d’une mémoire collective
  3. Une structure de représentation universelle faisant office d’interface de transfert
  4. Un champ de signification pour l’imaginaire humain

1-    Pour Platon, le monde intelligible (le monde réel, des hommes et de leurs perceptions) n’est que le reflet d’un monde idéal, formé de pures idées. Il s’agit de la théorie des idées platonicienne, que le philosophe Plotin, fondateur de l’École néoplatonicienne de Rome, reprend et développe, et qui a beaucoup inspiré Jung. Le philosophe grec Xénocrate donne cette définition de l’« Idée » ou « Forme intelligible » selon Platon : « L’Idée est la cause qui sert de modèle aux objets dont la constitution est inscrite de toute éternité dans la nature ». En réalité, le concept est utilisé dès avant Platon, par les présocratiques, qui mettent en avant des principes constitutifs des phénomènes, les archè en grec ancien (traduit souvent par les « principes »). Wikipédia

Les phénomènes perçus peuvent être traduits en principes constitutifs liés à plusieurs idées, lesquelles peuvent se simplifier en signaux électriques, magnétiques ou calorifiques, transférables en représentations symboliques archétypales (images primitives). 

michel_delage

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2-    Le concept d’« archétype » chez Jung est intimement dépendant de celui, tout aussi novateur, d’inconscient collectif. Jung fut le premier à postuler, en psychologie et psychanalyse, l’existence d’un inconscient commun à tous les hommes, et se retrouvant dans les mythes et dans les productions de l’humanité. En soi, l’archétype est une image originelle qui existe dans l’inconscient, mais qui n’est pas issue de l’expérience personnelle. L’archétype en lui-même est une énergie probablement indépendante de l’esprit humain, de nature transcendante, et qui possède la particularité d’être un élément de transformation.  Wikipédia

 Les êtres humains ont hérité d’un bagage génétique et magnétique mais aussi d’une mémoire collective permettant de faire vivre des transformations d’ordre psychique au niveau social et personnel. Les images mentales utilisées pour la construction de nos mythes et de nos histoires racontées servent souvent de cadres mnémotechniques pour réactualiser le sens de notre évolution et enrichir la qualité de notre conscience face à notre environnement. 

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1-    « Les archétypes sont les formes instinctives de représentation mentale ». Jung pense ainsi que les archétypes sont issus des instincts les plus anciens de la bio-psychologie humaine, et qu’ils ressortent de la phylogénèse* du vivant, conditionnant les représentations.  Wikipédia

 Nos patterns comportementaux et relationnels sont issus d’une bio-psychologie humaine. Leurs représentations imagées servent d’interface entre le développement électrique, magnétique et chimique de notre corps et nos interactions avec notre environnement. 

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1-    Murray Stein, dans le Dictionnaire International de la Psychanalyse (2005), résume ainsi le concept jungien d’archétype : « [L’archétype] est chargé de coordonner et d’organiser l’équilibre homéostatique de la psyché ainsi que ses programmes de développement et de maturation. Un des archétypes, le Soi, est au centre de cette coordination de l’ensemble de la dynamique psychique auquel il donne son ossature. L’archétype lui-même n’est pas directement accessible à l’expérience ; seules ses images et les schèmes créés par lui deviennent manifestes et perceptibles par la psyché. La quantité et la variété de ces images archétypiques sont virtuellement sans limites. On trouve ces schèmes universels inscrits dans les mythes, dans les symboles et les idées des diverses religions, et transmis dans les expériences numineuses*; ils sont souvent représentés aussi dans des rêves symboliques et appréhendés dans les états de conscience altérés.  Wikipédia

 La représentation archétypale aide à fixer en images autant le sens sacré de la vie que la mouvance de notre identité nationale. Cette dimension symbolique nous permet de schématiser les multiples niveaux de notre condition humaine et d’établir un équilibre à la fois psychologique, psychique et spirituel.

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article_42-    L’archétype est donc une somme et une complexion (un schème) d’énergie psychique et c’est de cette nature qu’il tire son ascendance sur la psyché. Au fur et à mesure du développement des représentations mentales, et au fil des temps, les archétypes se stratifient et organisent l’appareil psychique. Pour Jung, ce processus est naturel dans le sens où il est programmé dans le vivant et s’apparente à la croissance des plantes. Jung ajoute, dans Types psychologiques, qu’ils sont « une forme symbolique qui entre en fonction partout où n’existe encore aucun concept conscient », c’est pourquoi la forme même de l’archétype est impossible à représenter : la conscience en perçoit seulement les manifestations à travers le filtre de la culture, principalement les motifs mythologiques ou les émotions numineuses dans les rêves.  Wikipédia

 La conscience de la relation entre les faits extérieurs et les divers développements intérieurs issus de notre corps et de notre esprit cherche à se manifester dans un langage simple. Nous nous inventons des images qui peuvent en réfléchir le degré d’évolution afin de raffiner une structure de représentation.  

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3-    Représentant des thèmes universels, à la source de toute interrogation humaine sur son devenir ou sa nature, tous les archétypes forment en effet un « champ de significations » (un peu comme les électrons existent au sein d’un champ physique) regroupant la totalité des représentations humaines.

Wikipédia

Au départ, le « sens de la réalité » n’est jamais personnel, car il fait partie d’un champ de connaissances collectif signifiant pour toutes les sociétés. Ce champ de significations ressemble à nos nuages informatiques modernes où les humains  puisent de l’information à la fois structurante et inspirante, convaincus que le nuage fera partie intégrante de la mémoire individuelle et collective.

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article_6–       « Les archétypes sont donc doués d’une initiative propre et d’une énergie spécifique. Ils peuvent aussi, à la fois, fournir dans la forme symbolique qui leur est propre, une interprétation chargée de sens, et intervenir dans une situation donnée avec leurs propres impulsions et leurs propres pensées. À cet égard, ils fonctionnent comme des complexes. Ils vont et viennent à leur guise, et souvent, ils s’opposent à nos intentions conscientes ou les modifient de la façon la plus embarrassante. On peut percevoir l’énergie spécifique des archétypes lorsque l’on a l’occasion d’apprécier la fascination qu’ils exercent. Ils semblent jeter un sort. » 

Notre inconscient collectif possède un bagage mnémonique qui réactualise et réorganise notre structure mentale en transférant nos idées et nos croyances dans des ancrages visuels abstraits. Notre inconscient collectif reconnaît instantanément les images qui sont propices à la construction de notre équilibre psychique. 

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Représentation symbolique d’un système d’images abstraites capable de transposer l’équilibre psychique en un nombre fini de variation

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 *Numineux :

Adjectif masculin invariant en nombre qui présente à l’expérience humaine le caractère sacré

Nom masculin invariant en nombre élément qui permet à un être, une chose d’avoir un lien avec le sacré

*phylogenèse :

Initialement, la phylogenèse exprimait sous une forme graphique les relations de parenté (la « généalogie » au sens de Charles Darwin entre les espèces d’un groupe donné. Elle reposait généralement sur l’analyse des caractères des espèces actuelles. Par la suite, la découverte d’un nombre croissant d’espèces fossiles a permis de compléter les phylogenèses par des données paléontologiques. L’expression graphique (sous forme d’un arbre phylogénétique) d’une phylogenèse accordait, jusque dans les années 1970, une large part à l’intuition et aux opinions des auteurs. Jetant les bases de la systématique phylogénétique en créant le cladisme l’entomologiste allemand Willi Hennig (1913-1976) a, dès 1950, fait entrer la construction des phylogenèses dans le domaine de la science.

http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/phylogen%C3%A8se/79490#ZrlETPc3gI6v2rkw.99

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Évoluer par l’image

évoluer par l'imageLa question peut sembler naïve, mais, depuis l’affaire Charlie Hebdo avons-nous plus conscience de l’importance des images que nous véhiculons pour définir qui nous sommes ?

Les caricatures plus ou moins grotesques de Charlie Hebdo comme les vidéos de l’état islamique tranchant des gorges et détruisant leur propre culture en mettant en pièces des sculptures anciennes nous prouvent encore que l’utilisation des images pour exprimer des idées, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, est une composante essentielle dans l’organisation de notre psyché. Les deux groupes se répondent comme un miroir grossissant, où chacun montre par l’image jusqu’où il peut aller dans son droit à l’expression afin de revendiquer haut et fort sa « façon de penser ». Bien sûr, provoquer le rire par l’absurde et la satire n’est pas comparable à provoquer l’horreur par le meurtre en direct. Par contre, il y a un dénominateur commun entre ces deux groupes qui s’affrontent dans l’arène de la morale, de la liberté d’expression et de la censure religieuse : l’utilisation de l’image.

Notre langage imagé s’enrichit de jour en jour par un nombre effarant d’icônes et de nouveaux symboles que le monde informatique invente au fur et à mesure qu’il crée de nouvelles plateformes et de nouvelles applications. L’image vidéo, quant à elle, est maintenant un mode de communication si populaire qu’elle devient presque incontournable quand il s’agit d’expliquer, de définir, de montrer, de simuler et même d’analyser une situation ou un développement social. Dans le secteur du commerce, on répète continuellement qu’il faut soigner son image de marque et travailler son image auprès de sa clientèle cible. Que ce soit l’image d’un produit, du président, de l’entreprise et de ses employés, l’image est au menu de la communication comme si elle était à la fois la source de tous les développements et la finalité de toutes les réalisations.

Si nous remontons aussi loin que la préhistoire, le souci de traduire en images une façon de vivre et de survivre remonte à plus de 35 000 ans avant J. C. Les peintures rupestres et les talismans abstraits en os d’animaux étaient des aide-mémoire visuels et ont participé à la création de notre mémoire collective. Qu’importe si nous avons la bonne interprétation ou non de ces œuvres d’art préhistoriques, elles existent d’abord et avant tout comme des témoins, à l’égal d’une série de photos instantanées, de la vie d’êtres humains ayant sacralisé en images leur façon d’imaginer la réalité. Même l’effort que ces hommes et femmes préhistoriques ont pu faire pour trouver des matériaux et une technique appropriée pour fixer ces images d’animaux sur les parois glissantes d’une grotte sombre et humide révèlent en soi la conscience aiguë de l’image comme porteuse de messages intemporels.

Nous avons sacralisé les images du passé avant même de les comprendre. Nous avons des préférences pour certaines images parce qu’elles vivent en nous ou encore parce qu’elles sont signifiantes pour notre propre culture. Nous devons reconnaître que les images sont essentielles à notre développement psychique, car elles sont des portails qui donnent un sens à la complexité de notre développement humain.

Le réflexe de mettre en images ce qu’ont essaie de comprendre de notre condition humaine est une façon de visualiser SON humanité et surtout de s’approprier SON niveau d’interprétation d’un langage qui est devenu de plus en plus abstrait avec le temps. Ce qui semble nous échapper dans des moments où il faut, malgré tout, chercher à évoluer, c’est que nous sommes des êtres se nourrissant d’abstraction pour mieux embrasser mentalement plusieurs niveaux de réalité à la fois. Et, l’image, même figurative, offre un terrain propice à un deuxième, sinon un troisième niveau d’interprétation, selon ses principes, ses croyances et les conventions de sa culture. Même s’il n’est pas facile de comprendre le langage imagé d’une autre culture ou religion, il faut quand même considérer que tous les signes et symboles sont d’origine humaine.

Ne l’oublions pas, nous sommes les seuls êtres vivants sur cette planète à utiliser des images pour communiquer, nous avons donc l’occasion d’utiliser un lieu commun « abstrait » qui pourrait nous réunir et accélérer notre évolution. L’image et sa valeur symbolique sont un fabuleux laboratoire pour organiser notre développement à des niveaux encore insoupçonnés, ce qui nous donne la chance de prendre du recul face à une réalité que l’on perçoit de plus en plus comme planétaire, voire infinie.

Créer de la poésie, saisir la dimension mathématique, entrer dans le monde subatomique, générer de nouvelles visions politiques, percer le mystère des astres et même découvrir un lien spirituel qui relierait toutes ces multiples dimensions peut certainement nous entrainer dans une dérive de sens, mais ces exercices de pensée nous rendent aussi extrêmement intelligents et connectés avec notre dimension symbolique.

Michel Delage signature_blocs_couleurs

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Faire travailler son imagination ou jouer avec son monde imaginaire ?

Au Festival26-Faire travailler son imagination 2 Juste pour Rire, en juillet dernier, je proposais de « jouer » avec sa mémoire et son imagination en utilisant le jeu 55 ICÔNES, autant en famille qu’en petit groupes d’amis, en couple qu’en solitaire. Certains adultes m’ont dit, mi sérieux, qu’ils étaient en vacances et qu’il n’était pas question pour eux de « faire travailler » leur mémoire et encore moins leur imagination. La boutade était accompagnée par cette question d’importance capitale à leurs yeux : Y a-t-il quelque chose à gagner ? Est-ce à dire que « jouer » avec son imagination demande un effort tel qu’il peut devenir douloureux, voire pénible, s’il n’y a pas de contrepartie à l’effort ? La motivation ne serait pas au rendez-vous et n’aurait pas de sens en dehors d’un cadre professionnel prédéterminé ? Pourtant, notre monde imaginaire n’a pas ses assises dans un effort physique ou intellectuel défini à l’avance.  Dans la vie de tous les jours, l’imagination humaine carbure aux perceptions de toutes sortes et fonctionne pour rassembler et ordonner les multiples informations que nous enregistrons afin de leur donner rapidement un sens. Et, parfois, nous devons réactualiser dans un contexte particulier ce monde imaginaire lié à notre réalité sociale pour que le sens trouvé soit synchronisé avec les différentes composantes de notre environnement.

En y pensant bien, il y a effectivement quelque chose à gagner en « jouant» avec son monde imaginaire, mais pas nécessairement quelque chose de tangible comme un prix ou un trophée. Faire l’exercice d’aller dans son monde imaginaire est somme toute salutaire et même souhaitable pour avoir une autre vision de la réalité, pour communiquer et pour mieux se connaître. Notre monde imaginaire reste une zone en perpétuel développement qui, à l’exemple de nos rêves, a sa logique propre et redonne du sens à ce qui semble parfois cruellement en manquer.

Faire travailler son imagination est beaucoup plus que démarrer sa machine à réflexion pour faire un feu d’artifices de nouvelles idées et résoudre des problèmes. Faire travailler son imagination est une façon de reconnaître des dimensions qui nous appartiennent, mais qui  dorment dans les oubliettes de notre inconscient, en attente d’être réactivées.  Il se peut qu’il soit plus intéressant de comprendre comment nous développons ce processus imaginatif et de regarder la réalité sous différents angles, ne serait-ce que pour se divertir et prendre plaisir à l’utiliser plus souvent.

L’étymologie du mot « travail » est un déverbal de « travailler », issu du latin populaire « tripallaire », signifiant « tourmenter, torturer avec trepallium ». Au XIIe siècle, le mot désigne aussi un tourment (psychologique) ou une souffrance physique (le travail d’accouchement) Wikipédia.

Pourrait-on dire que faire travailler son imagination serait, pour certains, une source de tourment, pouvant ressembler à une sorte d’accouchement de l’esprit ? Est-ce que sortir ses idées de sa mémoire pour les mettre dans un nouvel ordre serait pénible parce que l’exercice est influencé par les jugements et les critiques des autres ? Pourtant, notre processus imaginatif fonctionne 24 heures sur 24, même à notre insu. Il ne faudrait donc pas considérer que ce processus naturel est une sorte de torture mentale, mais bien qu’il nous aide à augmenter la qualité de notre vision de la réalité. Notre imagination déjà en fonction dans notre tête depuis la première minute de notre naissance est prête à participer au développement de nos valeurs et de nos principes de vie, intégrant nos expériences, nos introspections et l’interprétation de nos perceptions. Mais quand il faut faire travailler son processus imaginatif en faisant dévier la liberté de pensée vers des objectifs trop matérialistes, il se peut que la souffrance s’installe et que le monde imaginaire devienne une zone dangereuse et remplie de mauvaises surprises.

Comme si nous tombions dans un sommeil profond tout en restant éveillé, notre imagination nous propose diverses visions de la réalité pour réinventer l’instant présent et découvrir que notre monde peut être réinterprété en une fraction de seconde. Établir un contact avec notre monde imaginaire, c’est avoir un accès direct avec ce qui peut nous aider à évoluer. Notre développement personnel ne peut se passer de cette zone où tout est possible et où tout peut se réorganiser à la demande.

http://www.55icones.com/services/intervention-dans-les-lieux-publics/

Michel Delage

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Nous sommes connectés à un océan d’abstractions

L’être humImage janvier 2014ain s’accroche à ses représentations symboliques et à son langage imagé parce qu’ils lui permettent de développer sa vision abstraite de la réalité au quotidien. Nos archétypes et nos symboles, utilisés par toutes les cultures, ont pour fonction de schématiser notre façon de penser.

Par exemple, la musique possède sa portée musicale qui transfère les sons en notes et codifie le rythme. La pensée mathématique a développé des axiomes et des équations comme cadres mnémotechniques afin de cristalliser ses raisonnements logiques. Les astrologues et les astronomes ont créé des cosmogrammes, des cartes du ciel et des figures emblématiques pour représenter les constellations du monde sidéral sur un seul plan, sans oublier les chimistes et les physiciens qui construisent régulièrement des modèles abstraits pour mieux visualiser l’infiniment petit et le remettre à notre échelle humaine. Le monde religieux, également, a volontairement sélectionné des formes géométriques pour miniaturiser l’essence spirituelle et la réduire en des signes particuliers.

Tous les secteurs d’activité humaine sont teintés de ces exercices de transfert où la complexité d’une situation, d’une réflexion, voire d’une vision du monde est replacée dans un cadre mnémotechnique à caractère symbolique. Le fait n’est pas banal d’autant plus qu’il date de la nuit des temps et permet de redécouvrir des formes de pensée primitive liées à des rituels dont l’objectif était et reste encore d’entrer en relation avec plus grand que soi. Même les autochtones actuels, qu’ils soient de la forêt amazonienne ou des déserts australiens, possède un langage riche en archétypes de toutes sortes afin de représenter ce qui a du sens pour leur communauté en un langage codé.

Nous évoluons tous et toutes dans un monde que nous interprétons comme physique au départ. Mais les plantes, les animaux, les montagnes et les océans cohabitent dans notre tête avec ces représentations symboliques appelés lettres, chiffres, formes géométriques, talismans porte-bonheur, graphiques, écussons, médailles et signes religieux qui semblent être la clé de voûte de nos valeurs humaines.

Nos activités sociales sont ainsi faites d’objets, de situations et d’êtres animés ayant un fort potentiel d’interprétation à double et triple échelle de valeurs, dont on peut constamment transférer le caractère concret et matériel en des représentations de plus en plus abstraites. Si notre monde de signes et de symboles est issu d’un effort imaginatif extraordinaire et d’une créativité collective sans égale, il est, par contre, un espace multi-facette où on ne sait plus toujours si l’objet symbolique porteur du message est plus important que la chose symbolisée. Heureusement, nous gardons malgré tout la mémoire des fondements philosophiques et sociaux qui animent tous ces systèmes symboliques (la culture, l’histoire, la religion, etc.).

Les  bases de notre langage appelées  archétypes sont intégrées à nos vies comme le rêve à notre sommeil et nous devons tenir compte de cette réalité pour notre évolution spirituelle. Toutes ces représentations symboliques vivent en nous, car nous sommes les seuls à en connaître la raison d’être et les seuls à saisir toute la grandeur d’évocation que cela présuppose. La pléiade de symboles que nous utilisons nous rappellent sans cesse que nous sommes des êtres structurés, réfléchis et connectés à un océan d’abstractions.

Michel Delage

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Croire au symbole ou symboliser ses croyances ?

Que ce soit22- Croire aux symboles 2 dans le domaine de la science, de la religion, de la poésie, de la philosophie et même de la divination, symboliser notre pensée est primordial pour manipuler l’abstraction et jongler mentalement avec de multiples dimensions à la fois. Symboliser fait donc partie intégrante de notre processus de création du sens, et ce, depuis des centaines de milliers d’années. Par contre, il faut absolument faire une différence entre symboliser ses croyances et croire aux symboles. Si l’un permet de synthétiser la pensée humaine pour mieux se représenter une dimension complexe de la réalité, l’autre place en avant-scène un besoin de chosifier l’abstraction qui génère trop souvent des polarités transférables en une série de superstitions. En effet, l’interprétation de nos univers symboliques est susceptible de dérives, dans lesquelles les plus fragiles psychologiquement se laissent entraîner. Quand la vue d’une photo d’un porc provoque une peur panique d’avoir enfreint un code de vie ou qu’une simple forme géométrique cautionne la stigmatisation automatique d’un groupe d’individus, il y a inévitablement confusion entre la représentation symbolique et ce que nous entendons par la réalité concrète. Est-ce qu’un simple foulard peut indiquer un degré de religiosité quelconque ? Est-ce qu’un chiffre plus qu’un autre permet de garantir des gains à la loterie ? Est-ce que la perte d’un objet de culte fait disparaître automatiquement la motivation de prier ? Est-ce qu’une tête de mort sur un chandail indique inévitablement que le porteur a des idées suicidaires ? Les réponses que vous donnerez vous aideront à préciser si vous croyez aux symboles ou si vous symbolisez vos croyances.

Les croyances sont multiples dans nos sociétés modernes et les religions n’ont malheureusement pas le monopole des dérives qui les accompagnent. Un paradoxe persiste dans l’utilisation des symboles, à savoir que ceux-ci peuvent devenir automatiquement la chose symbolisée et remplacer le caractère abstrait de la représentation par une valeur concrète pour ne pas dire matérielle. Einstein se plaisait à dire que Newton avait bel et bien trouvé une formule algébrique pour manipuler la force d’attraction dont il avait compris le fonctionnement, sans cependant savoir ce qu’elle était. Mais de la dite formule, à l’époque, on n’a retenu qu’une méthode pour utiliser cette force à des fins balistiques. La force d’attraction terrestre, pendant des décennies, fut réduite à une formule algébrique, qui devint par association la force elle-même. Cette croyance au symbole, en sciences, est aussi une sorte de dérive subtile à laquelle plusieurs se laissent prendre par souci de synthèse.

Prenons également l’existence du bozon de Higgs en physique des particules. Comme la manifestation du monde subatomique est difficile à cerner dans son ensemble, on la représente au moyen de symboles. Afin de cautionner la logique du modèle standard régissant le monde particulaire, les physiciens ont multiplié les langages spécialisés (nouvelles équations mathématiques, imagerie numérique, simulation et animation graphiques). Ces différentes conventions de langage, dont le rôle est de traduire, par exemple, la trace de la particule manquante, ont augmenté la dépendance à un outillage hypercomplexe dont on ne sait plus s’il sert à détecter la manifestation du bozon de Higgs ou, en partie, s’il l’induit. La vue de ces équations, de ces graphiques comme de ces images en mouvement ne transfère pas la réalité microscopique en soi mais son interprétation à travers un modèle abstrait. Croire que le modèle des physiciens (théorie du modèle standard incluant ses principes de représentation) est le portrait fidèle de la réalité subatomique ressemble à croire aux symboles plutôt qu’à symboliser ses théories, voire ses croyances sur le sujet.

Il est fascinant de s’apercevoir comment tous les enfants, dès leur jeune âge, peuvent s’attacher à leurs poupées ou leurs camions parce qu’ils représentent leur monde imaginaire dans un processus de différenciation entre leur environnement familial et la construction de leur univers symbolique. La perte de ces jouets peut engendrer des peurs et augmenter leurs angoisses quand ces représentations symboliques ont été acceptées inconsciemment comme des composantes concrètes et réelles de leur psyché.

Si certains enfants lancent un caillou dans un trou pour en sonder la profondeur en écoutant attentivement le son qu’il fait en touchant le fond, de la même façon des adultes lancent des concepts et des idées à la fois dans leur espace mental et social pour mieux comprendre leurs interactions avec ces deux dimensions. Le caillou lancé dans le vide est l’objet qui symbolise le début de la pensée abstraite. Il serait dommage de sacraliser automatiquement ce caillou comme porteur de vérité, voire de lui octroyer un pouvoir dans le simple fait de le posséder dans nos mains et de sentir le poids de son influence sur notre psyché.

Michel Delage

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Des images abstraites pour parler de sa détresse

19- Image abstraites 2

L’autre jour, en quête d’information sur la détresse psychologique des soldats de l’armée canadienne, j’ai trouvé une étude1 faite par cette dernière, qui explique comment les familles peuvent être affectées par le choc post-traumatique d’un de leurs parents ayant participé à un théâtre opérationnel. La conclusion du rapport des spécialistes était : Parlez, parlez, parlez.  A partir de là, je me demandais si l’on pouvait suggérer, aux familles des soldats, d’utiliser des images abstraites pour aider leurs proches à parler de cette détresse psychologique qui dure souvent très longtemps.

 En 2010, des psychologues2 ont découvert que jouer avec l’application Web Tétris après un choc post-traumatique à la suite d’un accident d’avion aide les accidentés à parler de leur vécu en diminuant leur stress et en changeant la qualité de leur concentration. Bizarrement, le jeu, qui n’a pas été conçu pour un exercice thérapeutique, permet de diminuer, sinon d’éliminer les flashbacks. On pourrait penser que les images abstraites, quelles soient en version 2D ou 3D modifient la concentration de façon à induire un processus de reconstruction virtuel. Quand une personne a subi un choc difficile à intégrer, il semble qu’un travail d’imagination permette de se restructurer mentalement. De là, l’idée de jouer avec des images abstraites en famille pour parler en profondeur d’événements traumatisants ( accidents, violence, harcèlement, etc.). Comme la pensée humaine est régulièrement transférée en une série d’archétypes connus (chiffres, couleurs, formes géométriques, etc.) il se peut que ces images de factures graphique simple puissent participer à la construction du sens.

 S’il est possible de proposer pour les personnes ayant subi un choc post-traumatique de parler de leur détresse en regardant des images abstraites, pourquoi ne pas répéter l’exercice en milieu de travail ? Malheureusement, parler de la détresse psychologique au travail reste un sujet tabou parce que les objectifs de performance commerciale sont incompatibles avec ce genre de problèmes personnels. Comme beaucoup de travailleurs ne sont pas préparés à négocier autant avec leur propre détresse qu’avec celle des autres, ils ne veulent tout simplement pas se remettre en question et subir, en plus, une forme de stigmatisation de leurs collègues après avoir dévoilé publiquement leurs faiblesses. Il serait donc souhaitable de faire délibérément des exercices de réflexion, en groupe, à l’aide d’images abstraites qui permettront d’exprimer ouvertement ce mal-être sans y voir un préjudice quelconque.

Indépendamment du parcours de vie des personnes vivant une détresse psychologique les images abstraites peuvent réduire la complexité du phénomène vécu en de simples formes et simples couleurs.. Comme nous intégrons et organisons déjà une quantité faramineuse d’informations, circonscrire, abstraitement, cette détresse peut devenir un exercice à la fois ludique, thérapeutique et philosophique.

Si vous n’arrivez plus à mettre en mots un vécu traumatisant ou une situation d’ordre psychologique qui vous préoccupe, faites un exercice de reconstruction visuelle en utilisant des images ayant un fort degré d’abstraction. Prenez le temps de trouver des couleurs et des formes qui pourront schématiser cette reconstruction mentale. C’est avec ces images que vous pourrez mieux vous exprimer et découvrir différents angles à votre détresse.

Toutes les situations et tous les types d’événements qu’ils soit heureux ou dramatiques, sont transférés en signaux électriques et chimiques dans notre corps. Par la suite certaine partie de notre corps sélectionne les signaux avec lesquels il construira autant notre langage imagée que parlé. Notre monde symbolique met en place une sorte de trame, à caractère abstrait, capable de construire, à volonté, tous les événements qui ont marqués notre vie. Cette trame et les images maitresses qui l’accompagne sont des portails faisant constamment le pont entre l’abstraction et la figuration comme l’expression et l’introspection.

 

Michel Delage

1 Les familles des soldats ont besoin d’aide psychologique

La presse

Family force

Le Devoir

2  Le jeu Tétris aide à diminuer le stress post-traumatique

Psychomedia

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Une imagination créatrice de sens

Une max18-Une imagination créatrice de sens 2ime connue illustre bien cette vision pragmatique voire concrète où le regard s’enracine partiellement sur les objets oubliant momentanément de faire fonctionner cette faculté d’imaginer la profondeur de nos perceptions pour recréer le sens.  « Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt »

 Pourquoi donc regarder le doigt du maître quand il faut faire l’effort d’observer et de comprendre le  cycle de la lune ? Pourquoi arrêter sa curiosité intellectuelle et empêcher le développement de son processus imaginatif quand il faut justement dépasser le moment présent afin de saisir toutes les nuances d’une manifestation cosmique ? La question se pose : pourquoi tant de personnes sont-elles incapables de créer une certaine distance entre ce qu’elles voient et ce qu’elles doivent observer préférant réduire la complexité de leur réflexion dans un espace mental qui ne demande pas ou peu d’imagination ? Est-ce la peur de découvrir des territoires inexplorés de leur propre psyché ou au contraire, de la paresse intellectuelle ?

Quand notre monde imaginaire ne nous aide pas à créer du sens à travers nos interactions c’est le signe que notre interprétation de la réalité est trop axée sur le rassemblement d’une suite d’objets. Chaque personne doit nécessairement faire un effort d’abstraction de la chose perçue pour créer une cohérence structurelle qui dépasse la reconnaissance du décor. Comme l’être humain essai continuellement d’organiser son bagage de connaissances en utilisant différents filtres (logique, raison, intuition, sentiment etc.), les exercices imaginatifs, même les plus loufoques, participent à l’effort d’organisation du sens des événements. Il faut donc plonger dans notre monde imaginaire pour transcender ce qui semble apparent et lui donner un sens particulier.

 Il est donc difficile de croire que notre faculté imaginative garde son étiquette de «flou quantique»  car elle réunie toutes les idées, toutes les sortes de sentiments comme tous ce qui semble étrange dans un monde en perpétuel transformation. Il se peut donc, que notre imagination finisse par être une composante de base dans l’élaboration de notre façon de penser. Alors, quand je parle de communication à caractère imaginatif, il est question de trouver un dénominateur commun intemporel à travers des idées et des principes dépassant de beaucoup ce que nous pouvons observer et même quantifier.

 Par exemple, le monde imaginaire des peintres et des artistes en général est un espace à la fois réel et virtuel capable de modifier, structurer et transformer la complexité de notre organisation mentale. Une faculté imaginative faisant souvent le pont entre des dimensions appartenant au passé et au futur pour mieux réactualiser le moment présent et lui donner un nouveau sens. Impossible, à ce niveau, d’avoir trop d’imagination car cette fonction d’imagination ne prend que la place que nous lui donnons à travers nos différentes intentions. Plus nous valorisons notre imagination et plus nous apprenons à lui donner la place qui lui convient.

 Même la folie dite «clinique», générée par différentes maladies mentales, reste le symptôme d’une recherche de sens. Se perdre, consciemment ou inconsciemment, dans des espaces mentaux non encore bien organisés oblige à découvrir le «sens de la réalité». Tous les types de folie ont potentiellement leur raison d’être même si les références ne sont plus évidentes. Les visions exacerbées et les fixations troubles restent, paradoxalement, les meilleures pistes de communication pour entrer dans une psyché complètement fragmentée voire éclatée par des expériences de vie ponctuées d’errance à plusieurs niveaux. Les forêts vierges de la psyché humaine, qu’elles appartiennent aux simples d’esprit, aux grands intellectuels comme aux artistes de tous acabits, ont inévitablement la même origine. Ainsi, supportée par les mêmes courants d’énergie dans des cadres superposables où le réel et le virtuel sont complètement imbriqués l’un dans l’autre, notre faculté d’imaginer la réalité appartient à un «no man’s land» qui possède plusieurs sens. Il s’agit parfois de trouver le bon.

 L’imaginaire : cet espace ambigüe, ce lieu fantomatique, cette caverne d’Ali Baba remplie d’étrangetés est à l’origine de nos inventions et de nos visions structurantes mais aussi de nos illuminations et de nos phobies passagères. Cette fabuleuse fonction créatrice de sens au quotidien nous permet de séjourner dans plusieurs mondes à la fois pour n’en faire qu’un seul : Le nôtre

 Michel Delage

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Quelle est la couleur de votre équipe ?

La form14-Les couleurs de votre équipe 2ation d’une équipe vise toujours les mêmes objectifs : rassembler des individus pour réaliser collectivement quelque chose. Qu’il s’agisse d’un rassemblement sous le thème d’une idée, d’un concept ou d’une vision, l’important est de concentrer les énergies humaines vers la même direction en définissant le plus simplement du monde les rôles clés de l’organisation souhaitée.

Et la couleur dans tout ça ? Pour se rassembler il faut être sur la même longueur d’onde, que se soit dans le sens propre ou figuré, ce qui nous amène à réduire le dénominateur commun à une simple fréquence, voire à un signal spécifique. Parfois il est question d’une chanson, d’un discours, d’une musique, mais également d’une image, d’une forme et bien sûr d’une simple couleur.

Dans ce même ordre d’idée, nous pouvons citer en exemple la science héraldique communément appelée la science des blasons, qui existe depuis des millénaires, et qui encore, sert à représenter les grandes familles régnantes. Les blasons familiaux ont été longtemps des cadres mnémotechniques, aidant la population à mémoriser plus facilement les principes idéologiques de ceux et celles qui participent à l’organisation de la société. Cependant, l’objectif initial était de simplifier la complexité des valeurs sociales via les images. Par la suite les drapeaux nationaux ont pris la relève des blasons médiévaux, pour mieux préciser les limites géographiques d’une nation, mais également pour résumer le sentiment d’appartenance à une culture, une religion ou même à une communauté d’idées.

Il est intéressant de noter que certains logos d’entreprises s’affichant sur une multitude de médias publicitaires, sont comparables aux drapeaux nationaux et aux blasons familiaux. En effet par le biais d’une couleur ou d’une forme abstraite bien choisie, l’objectif est de résumer une approche commerciale spécifique (la couleur rouge de Coke, la pomme d’Apple, la lettre f de Facebook etc.). Ces représentations corporatives liées à la consommation de biens et services, deviennent ainsi des aide-mémoire qui servent à différencier autant la qualité d’un produit, que la concurrence d’un même secteur d’activité. De plus, plusieurs marques reconnues telles que Coca Cola, Mercedes Benz, Mac Intosh et bien d’autres, ont réussi à cerner les habitudes du consommateur, comme par exemple ses comportements psychologiques, pour mieux ajuster l’offre et la demande. La clientèle recherchée n’est plus issue d’un territoire géographique, ni même d’une culture en particulier, car il est question de retrouver les mêmes caractéristiques comportementales d’un consommateur type, indépendamment d’une origine ethnique ou culturelle. Les logos d’entreprises sont donc devenus des sortes de signaux guidant, d’une façon subliminale, le consommateur dans le labyrinthe de ses besoins, lui suggérant, par l’image, de s’approprier le dit produit ou tout autre service complémentaire correspondant à sa façon d’analyser, voire de comprendre ses propres besoins.

Aujourd’hui, les logos d’entreprise représentent des aide-mémoire puissants qui permettent de rassembler des individus autour d’un signal, lequel devient rapidement un terrain virtuel de rencontre. Les «images commerciales», volontairement affichées à la vue de tous ont, métaphoriquement, la même fonction que les ondes visibles influençant le développement biologique des plantes (le principe de la photosynthèse).

Saviez-vous que le développement des plantes est influencé par les ondes visibles (les couleurs) du spectre électromagnétique ? Les feuilles, étant photosensibles à la lumière, et particulièrement à la couleur rouge et bleu, démontrent l’influence des ondes visibles à travers la complémentarité moléculaire de deux types de développement : la vapeur d’eau de l’air et les chaînes carbonées de la feuille. C’est donc un signal lumineux coloré qui provoque une fusion moléculaire, entraînant la croissance de l’arbre, de ses fleurs et de ses fruits. La photosynthèse des plantes aide ainsi à former différentes sortes «d’équipes» reliées au développement des multiples parties de la plante.

Les images de synthèse, logos, icônes et figures emblématiques de tout acabit, aident à structurer la société, en rappelant d’une façon visuelle que le développement social est un phénomène d’entraînement populaire, issu de différents signaux comparables à ceux liés à la croissance des plantes et de la nature en général. Les nouveaux archétypes visuels à caractère abstrait, sont désormais des éléments essentiels de notre langage, indiquant à notre environnement social autant notre implication en société, que notre vision des échanges et des interactions nécessaires à notre développement personnel.

Le choix de la couleur de votre équipe reflète donc beaucoup plus qu’un simple lien d’appartenance avec vos coéquipiers, mais rejoint plutôt un principe physique et physiologique où une simple longueur d’onde, quelle soit visible, sonore ou calorifique, peut engendrer une complémentarité sur plusieurs niveaux à la fois (social, commercial, psychologique, professionnel, etc.). Sélectionner les couleurs de son équipe, c’est choisir de s’impliquer dans une organisation tout en étant sensible à la profondeur symbolique d’une telle représentation à des fins obligatoirement structurantes. Par conséquent, une simple couleur devient un signal qui symbolise un état d’esprit pouvant potentiellement modifier vos comportements psychologiques et provoquer des transformations à l’intérieur de ce que nous appelons candidement : notre vision de l’avenir.

Michel Delage

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La métaphore de la « bande passante symbolique »

Sans même12 la bande passantenous en apercevoir, par nos téléphones intelligents nous communiquons grâce aux différents signaux satellites, lesquels sont constamment transférés en images et en sons faisant figure d’interface pendant toutes nos interactions. Les signaux satellites font partie d’une «plage» de radiofréquences, appelée bande passante à l’égal de notre langage imagé qui, dans notre structure psychique, devient une dimension liée à nos conventions de langage. Pourrait-on devenir conscient de ces sortes de transferts (radiofréquences / interfaces d’usager / conventions de langage) à travers nos nouveaux jeux sérieux (serious game),  afin de créer des «bandes passantes symboliques» capables d’améliorer la communication entre les différentes cultures existantes ?

Premièrement, dans le domaine de la transmission numérique, la bande passante dont il est question ici signifie le débit binaire d’un canal de communication en relation avec internet haute vitesse. Cette bande, mesurée en hertz, est une plage de fréquence d’un signal qui est aussi appelée encombrement spectral*. Bref, la bande passante du satellite qui envoie le signal à nos téléphones mobiles, n’est ni plus ni moins qu’une onde électromagnétique se situant entre telle et telle fréquence. Ce signal, une fois enregistré par nos cellulaires, est décodé et transformé en utilisant une banque de sons et d’images plus proche de notre mode de communication. La bande passante du satellite véhicule des signaux micro-ondes, et des radiofréquences lesquels peuvent servir à toutes les sortes de messages du moment que le récepteur de ces messages électromagnétiques soit capable de les traduire en un langage approprié correspondant aux  interfaces proposées par la technologie de l’utilisateur.

Il est donc facile de déduire que ce nouveau mode de communication, axé sur la diffusion et la réception des radiofréquences à l’intérieur d’un encombrement spectral spécifique, est un puissant dénominateur commun entre les nations. Indépendamment de nos différences culturelles, de nos croyances religieuses ou de notre niveau de scolarité, nous sommes tous et toutes réunis par ces ondes. Les différentes bandes passantes utilisées par les opérateurs deviennent ainsi les «couleurs» de nos nouveaux drapeaux où les frontières ne sont plus géographiques mais ionosphériques*

Deuxièmement, si nous faisons l’exercice de transposer cette propagation ondulatoire en une représentation imagée nous pourrions utiliser les mêmes «franges» de codes barre de nos produits de consommation, où une série de lignes de différentes largeurs accompagnées d’un code alpha numérique résument et classent le produit, son origine, son prix comme sa disponibilité en entrepôt. La métaphore de la «bande passante symbolique» est celle qui résume des actions, des services comme des produits, incluant la complexité de leur classification à l’intérieur d’un environnement réel ou virtuel (entrepôt, magasin, vitrine virtuelle), dans une convention de langage possédant plusieurs niveaux de transfert (micro-ondes, réseaux informatiques, interfaces d’usager, langages imagés, correspondances symboliques). Les nouveaux codes QR, par exemple, symbolisent également la représentation imagée d’une suite de transferts où la finalité du signal électromagnétique est de retrouver, par l’intermédiaire d’une interface informatique, le produit ou le service du diffuseur. Étrangement, ce fameux code QR est utilisé aussi pour rediriger les utilisateurs de ces mêmes interfaces vers une banque de données, autant à caractère personnel que commercial.  Le code QR est une image bidimensionnelle noire et blanche qui nous permet de reconnaître la position d’une information dans ce fameux encombrement spectral des signaux satellites. Le code imagé proposé devient donc une variation de la «bande passante symbolique» représentant une suite de transferts de la machine à l’homme et vice versa. Le graphisme de ce code reflète la complexité de ces transferts par la représentation d’un carré contenant en son centre une sorte de nuage abstrait (technologie nuagique) perçu comme un arrêt sur image fixant momentanément l’encombrement spectral de la bande passante du satellite.

De la même façon, nous pourrions résumer la complexité comportementale des automobilistes avec un simple code coloré de trois couleurs. Les feux de circulation font aussi partie de cette métaphore visuelle, où des signaux colorés (ondes visibles) font office de cadre mnémotechnique pour traduire une sorte «d’encombrement spectral» lié aux divers comportements d’un automobiliste sur la route. Les automobilistes sont donc amenés à schématiser leurs actions en une convention de langage correspondant à des signaux lumineux de référence. À la vue de ces feux de circulation, l’automobiliste comprend qu’il doit adapter son comportement rapidement pour une prise de décision dont il pourra en évaluer la teneur dépendamment des circonstances (achalandage, accident sur la route, travaux etc.). Les conducteurs devront donc arrêter à la couleur rouge, continuer à la couleur verte et ralentir à la couleur jaune.

Dans plusieurs autres secteurs, tels que la marine marchande et l’aviation militaire, il existe également divers signaux (sonores ou lumineux) transférables en correspondances symboliques, schématisant ainsi la communication en un code de langage directement relié à diverses interfaces (drapeaux, panneaux, insignes ). Tous ces langages imagés créent une sorte de «bande passante symbolique», car ils limitent la communication à travers une variation restreinte de signaux aidant à circonscrire une série de messages préétablis (quarantaine, produits toxiques, immunité diplomatique, etc.).

Finalement ces représentations imagées ont toutes pour objectif de traduire et cerner un encombrement spectral d’une façon symbolique, afin de transférer les ondes électromagnétiques du message en conventions de langage compréhensibles pour leurs utilisateurs. Les ondes visibles, les ondes sonores, les micro-ondes et les fréquences radio demeurent donc le fondement de nos modes de communication, laissant les correspondances symboliques devenir la subtilité de certains secteurs de communication. En réalité, ces codes de langage imagés sont une imitation des signaux émis par le monde cellulaire de notre propre corps. Cellules, enzymes, synapses, bactéries et même les virus, tous et toutes communiquent par signaux, agissant à l’intérieur d’interactions complexes où l’objectif est de synchroniser les différents ordres de grandeur (macros molécules, organes et systèmes)  à travers une unité biologique continuellement en train de se rééquilibrer. À chaque fraction de seconde toutes les composantes de notre corps qu’elles soient microscopiques ou mésoscopiques, s’acharnent à cerner l’ampleur de «l’encombrement spectral» afin de bien traduire, d’une façon chimique et électrique, la finalité des messages provenant autant d’une cellule en danger, que d’un dérèglement général d’un des multiples systèmes en place (sanguin, lymphatique, nerveux).

En extrapolant à l’excès, nous pourrions affirmer que nos maisons, nos villes et même la géographie de notre propre pays, peuvent devenir de gigantesques interfaces où est véhiculée une pléiade de «bandes passantes symboliques», qui contribuent à raffiner et enrichir nos interactions avec notre environnement social, et ce, dans l’esprit d’y retrouver un certain équilibre.

Maintenant, êtes-vous prêt à «jouer» abstraitement avec votre «encombrement spectral» pour y découvrir quels langages imagés vous souhaitez utiliser pour cerner cet équilibre ?

Michel Delage

Réf : WIKIPÉDIA : La bande passante est un intervalle de fréquences pour lesquelles l’amplitude de la réponse d’un système correspond à un niveau de référence. Le terme trouve également de l’application dans les domaines de l’informatique et de la transmission numérique pour signifier en fait le débit binaire d’un canal de communication (typiquement en relation avec les accès à Internet à haut débit). Elle peut être confondue avec la largeur de bande, qui s’applique à la source même d’une onde physique (donc p.ex. électrique, mécanique ou acoustique), et non son milieu de transmission. La bande passante est la largeur, mesurée en hertz, d’une plage de fréquence f2 – f1. Elle peut aussi être utilisée pour décrire un signal, dans ce cas le terme désigne la différence entre la plus haute et la plus basse fréquence du signal (ce que l’on appelle aussi l’encombrement spectral). Elle est habituellement notée B ou BP.

Ionosphériques : On appelle propagation ionosphérique la propriété des ondes électromagnétiques de parcourir des distances plus grandes que la simple ligne de vue, par réflexion sur les couches ionisées de l’atmosphère.

Applications technologiques de la propagation ionosphérique : Grâce à la ionosphère, les ondes radio peuvent rebondir sur certaines couches de la ionosphère (les couches E, F1, et F2) et parcourir ainsi de très grandes distances.

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Un nouveau langage imagé

3-Un nouveau langage imagé 2«Connaîs-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux» est une maxime que Socrate a pris à son compte qui était gravée sur le temple de Delphes.

Aujourd’hui la connaissance de soi est beaucoup plus à caractère psychologique que philosophique et l’univers dont nous devrions parler serait plutôt celui du monde du travail. C’est effectivement dans nos différents milieux de travail qu’il faut améliorer la qualité de notre environnement psychologique. Avec un taux record de dépression, de dépendances aux drogues, de violence verbale, de harcèlement moral et de bien d’autres malaises liés à des problèmes relationnels, il n’est pas surprenant que nos structures de travail soient dans une sorte de fin de cycle.

Pour nous permettre d’imaginer de nouvelles solutions et d’innover en matière de relation, je vous propose un jeu sérieux facilitant la connaissance de soi grâce à un nouveau langage imagé.

Le jeu 55 icônes se situe dans la catégorie des jeux sérieux, c’est-à-dire des jeux multimédia incorporant des photos, du texte et de la vidéo dans un objectif d’apprentissage spécifique. Le jeu comprend 55 archétypes visuels inséré dans une interface de jeu circulaire. En stimulant son imagination par le biais de ces 55 images abstraites on apprend, en groupe, à «jouer» avec la connaissance que l’on a de soi-même. La première étape, en regardant chacune des images séparément, est de répondre à la question : Que voyez-vous dans cette image ? En y répondant, vous entrez dans votre univers imaginatif, lequel contient l’essence de votre façon d’organiser vos expériences personnelles.

Certains jeux de rôle proposent de définir le caractère distinctif de chaque personne à l’aide de différentes grilles de personnalité, comme celle qui permet de dire que l’un est plus Tintin que Milou, l’autre plus vert que jaune, ascendant scorpion ou en correspondance avec l’année du dragon, etc. Le jeu 55 icônes propose plutôt de vous laisser dire et raconter qui vous êtes au lieu d’établir des schémas de personnalité qui ne sont pas toujours en correspondance avec

votre processus évolutif. Chacun des archétypes du jeu sert d’ancrage visuel permettant d’identifier et de mettre en image la complexité de son cheminement personnel. Les 55 images participent ainsi à la construction d’une interface de jeu (se télécharger l’interface imagée) servant de dénominateur commun symbolique capable de créer un ensemble cohérent. Les objectifs du jeu sont simples :

  • Développer l’esprit d’équipe en entreprise
  • Favoriser la santé mentale au travail &
  • Valoriser les transformations personnelles

En utilisant ce nouveau langage imagé, à caractère symbolique, vous faites l’exercice de réduire à sa plus simple expression graphique la complexité de votre monde intérieur pour améliorer la qualité de vos relations interpersonnelles. L’exercice n’est pas nécessairement thérapeutique mais peut très bien servir à la prise de conscience de vos besoins en matière de santé psychologique. Il s’agit en premier lieu d’amorcer des réflexions en groupe en prenant l’image comme un axe de communication afin de partager avec les collègues vos expériences de vie comme votre vision de la réalité.

Prenez-le temps de consulter le Petit manuel pratique et, sur le forum de discussion du site internet, dites-nous ce que vous voyez à travers les 55 images du carrousel.

Il n’y a pas de mauvaises réponses car l’important est… de mieux vous connaître.

Michel Delage

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